19-02-08
232 749 Signatures pour plus de sécurité
Communiqué de l'UDC Suisse du 15 février 2008
(UDC) "Nos règles sont valables pour tous" – voilà le principe de l'initiative populaire "pour le renvoi des étrangers criminels" que l'UDC a déposée aujourd'hui avec plus de 232 000 signatures. Il s'agit d'appliquer à nouveau dans toute leur rigueur les lois et règles de ce pays. Les personnes qui ne s'y tiennent pas ont perdu tout droit à l'hospitalité de la Suisse. Les étrangers qui tombent dans la criminalité ou qui vivent aux frais de la collectivité en abusant des institutions sociales doivent quitter le pays.
Ces
dernières semaines la violence juvénile et étrangère a une fois de plus
fait les gros titres de la presse. Mais ce ne sont pas les seules
raisons qui poussent de larges couches de la population à soutenir les
idées de l'UDC en politique de sécurité et des étrangers. Il est grand
temps que la politique cesse de fermer les yeux ou de minimiser ce
problème réel. Les chiffres de la statistique criminelle sont
effrayants. Le chaos dans les écoles et la violence près des gares ne
sont plus acceptables. Cette situation, nous la devons à la gauche et
aux autres bienpensants. La population en a définitivement assez.
L'initiative
populaire "pour le renvoi des étrangers criminels" a réuni un nombre
record de signatures. 232 749 citoyennes et citoyens l'ont signée,
210 770 signatures attestées ont été déposées aujourd'hui à la
Chancellerie fédérale.
L'initiative UDC pour le renvoi clarifie la situation
* elle formule les états de fait qui conduisent obligatoirement à l'extinction du droit de séjour: les étrangers criminels doivent être expulsés de Suisse.
* la
formule potestative actuelle devient une disposition contraignante:
cette réforme mettra fin à la politique trop lâche des autorités
* l'expulsion
du pays n'est plus seulement une mesure de police des étrangers, mais
aussi une peine infligée au délinquant (comme autrefois l'expulsion du
territoire).
L'initiative
"pour le renvoi des étrangers criminels" est un pas important dans la
lutte contre les problèmes de violence et de criminalité que posent des
étrangers. Une personne qui viole les lois du pays ou qui s'offre une
vie agréable en abusant des œuvres sociales n'a pas sa place en Suisse.
Nous ne voulons pas de ces brebis galeuses ou de ces moutons noirs.
L'UDC
a fait son travail – la balle est désormais dans le camp du
gouvernement. Le Conseil fédéral doit traiter rapidement cette
initiative afin qu'elle puisse être soumise au peuple dans les plus
brefs délais. Le temps presse, car la colère de la population est
grande.
12-02-08
Criminalité des étrangers et violence juvenile: l'UDC confirmée sur toute la ligne
Article de Gregor A. Rutz, secrétaire général UDC Suisse publié le 11 février 2008
Cela fait de
nombreuses années que l'UDC se bat en première ligne contre la
criminalité et la violence. Et à chaque occasion notre parti a rappelé
que ces problèmes étaient avant tout le fait d'étrangers. Un sujet
déplaisant – au point que les autres partis ont préféré se taire.
Depuis l'affaire de l'assassinat de Locarno, plus personne n'ose
aujourd'hui douter de l'utilité de l'initiative UDC "pour le renvoi des
étrangers criminels ".
Lorsqu'en
juillet 2007 l'UDC a lancé son initiative "pour le renvoi des étrangers
criminels", l'unique réponse des autres partis fut de minimiser ce
problème. Même attitude quand l'UDC a présenté au mois d'août suivant
son document stratégique sur la violence juvénile et la criminalité
étrangère. Or, chaque semaine qui passe confirme l'urgente nécessité de
cette initiative.
Les événements donnent raison à l'UDC
Malheureusement
les événements ne cessent de donner raison à l'UDC. Selon des sondages
récents, 69% de la population suisse approuvent l'expulsion immédiate
de jeunes étrangers ayant commis un délit grave. Or, c'est précisément
l'objectif de l'initiative UDC "pour le renvoi des étrangers
criminels": les étrangers vivant en Suisse qui ont commis un délit
grave doivent être immédiatement expulsés de Suisse après avoir purgé
leur peine.
La
balle est maintenant dans le camp de la conseillère fédérale Eveline
Widmer-Schlumpf. Son prédécesseur, Christoph Blocher, a soigneusement
préparé le dossier "Violence juvénile" si bien qu'il ne reste qu'à
concrétiser les mesures dont les plus importantes sont les suivantes:
· soutenir, traiter rapidement et soumette le plus vite possible au peuple l'initiative UDC "pour le renvoi des étrangers criminels ";
· mettre en place des procédures pénales rapides et efficaces pour les mineurs afin que les jeunes délinquants ressentent plus rapidement les conséquences de leurs actes;
· adapter
le droit pénal des mineurs: peines plus dures adaptées à la réalité des
délits et intervention rigoureuse déjà au niveau scolaire.
La pratique de la naturalisation doit changer
Il
suffit de considérer les affaires récentes pour se rendre compte que
non seulement la criminalité étrangère, mais aussi la pratique de
naturalisation trop lâche posent problème. De plus en plus de
malfaiteurs sont des étrangers – souvent de fraîche date. Tel fut le
cas à Locarno: deux délinquants sur trois avaient reçu récemment le
droit de cité suisse.
Le
problème, c'est que les candidats à la naturalisation ne sont plus
examinés de manière suffisamment critique. Le Tribunal fédéral, les
gouvernements cantonaux et les partis de gauche font pression sur les
communes en leur disant qu'il n'est pas "correct" de refuser des
demandes de naturalisation. On affirme aussi qu'il existe un droit de
recours auprès des tribunaux contre un refus de naturaliser, ce qui est
faux compte tenu de la situation légale actuelle. La transformation de
la décision de naturaliser en un acte purement administratif est
contraire aux principes constitutionnels de la Suisse; elle est
pourtant la principale cause du nombre croissant de naturalisations
dans notre pays.
Oui à l'initiative pour des naturalisations démocratiques
Il
est urgent de clarifier cette situation avec l'initiative UDC "pour des
naturalisations démocratiques" qui sera soumise au souverain le 1er
juin prochain. Une décision de naturalisation doit demeurer un acte
politique. Les tribunaux n'ont pas à se mêler de cela. Un droit de
recours contre un refus de naturaliser est aussi faux qu'un droit légal
à la naturalisation. La seule manière de mettre fin à la vague de
naturalisations est de forcer les autorités compétentes d'examiner
sérieusement et de manière critique chaque demande.
Enfin, il s'agit de réfléchir rapidement aux possibilités de reprendre le passeport helvétique aux néo-Suisses tombant dans la délinquance. Des interventions parlementaires dans ce sens sont en préparation.
04-02-08
Les attaques contre la souveraineté de la Suisse doivent cesser !
Union Démocratique du Centre
Communiqué de l'Union Démocratique du Centre ( Suisse ) du 1er février 2008
Les résultats des élections d’octobre 2007 ont confirmé la
justesse des choix de l’UDC en politique extérieure: les citoyennes et
les citoyens veulent une Suisse indépendante et neutre, une Suisse qui
se manifeste avec assurance et intelligence sur la scène
internationale. Or, le Conseil fédéral fait exactement l’inverse
aujourd’hui. L’UDC invite avec insistance le gouvernement à faire
pression sur l’UE dans le litige fiscal: si l’UE ne s’engage pas
formellement à cesser d’attaquer la souveraineté helvétique, la Suisse
ne peut approuver l’extension de la libre circulation des personnes.
Le
Conseil fédéral, mais aussi les partis gouvernementaux, le PS, le PRD
et le PDC, ont, comme de coutume, choisi la voie de la moindre
résistance. Ils envisagent de conclure tous les accords bilatéraux
souhaités par l’UE et même d’y ajouter un accord-cadre.
En
revanche, les attaques menées par l’UE contre notre système fiscal ne
suscitent aucun commentaire. Le gouvernement ne s’inquiète guère de
voir la Suisse se précipiter dans un désastre énorme.
Les critiques lancées par l’UE contre la législation fiscale suisse
constituent une attaque directe contre notre souveraineté. L’attitude
de l’UE est injustifiable: aucun pays n’a le droit d’exiger d’un autre
qu’il modifie ses lois simplement parce qu’il se croit désavantagé dans
la concurrence. L’UDC rejette cette diplomatie de la canonnière. Une
fois de plus, l’UDC est le seul parti à défendre la souveraineté et
l’indépendance de la Suisse sans faire de compromis.
L’UDC a présenté aujourd’hui ses exigences qui se résument ainsi:
- un engagement irrévocable et contraignant de l’UE de cesser de remettre en question la souveraineté de la Suisse (également dans le domaine fiscal).
- l’établissement d’un lien entre la question fiscale et l’extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie: si l’UE ne fait pas de déclaration satisfaisante à ce propos, l’UDC lance un référendum contre la libre circulation.
- pas de négociations, ni de “dialogues constructifs” ou d’autres entretiens sur la souveraineté fiscale de la Suisse.
L’UDC demande de surcroît un débat urgent sur ces questions lors de la session de printemps du Parlement.
12-12-07
Quatre ans de crise
Article de Philippe Barraud, UDC Valais, publié le 12 décembre 2007
Pénible matinée. Il a fallu subir la jubilation croissante des journalistes de la SSR, les propos incroyablement méprisants, pire, le véritable discours d’exclusion d’un futur président du PS, exigeant qu’on se «débarrasse» de Christoph Blocher comme d’un chien enragé. Et puis le déroulé des combines du PDC, parti qui synthétise à lui tout seul l’hypocrisie et l’opportunisme les plus répugnants, prêt à dîner avec le Diable pourvu qu’il y trouve son intérêt immédiat. On eut même droit aux commentaires du Petit Ventilateur, un véritable coup de grâce.
Mais soit, le parlement a décidé que l’UDC plébiscitée par les
électeurs n’avait pas sa place au gouvernement — tant pis pour les
électeurs, ils sont muets pour quatre ans. Cette mousse sera vite
oubliée, et le retour à la réalité aura de quoi refroidir les plus
échauffés. Ceux qui croyaient qu’en éjectant Christoph Blocher du
Conseil fédéral, régneraient aussitôt la concordance et l’esprit
d’équipe, en seront pour leurs frais.
Car dans les mois qui viennent, le PDC devra payer le prix de ses
combines avec la gauche. En complotant avec le PS et les Verts, il a
contracté une dette envers eux, et ils ne manqueront pas d’en exiger le
remboursement, avec intérêts, sur des objets fondamentaux de la
législature. Même pour un parti rompu aux contorsions, il est difficile
de se réclamer du camp bourgeois tout en payant son dû à la gauche.
Mais surtout, et c’est là le vrai changement de paradigme, l’UDC,
premier parti de Suisse, est désormais un parti d’opposition. Le ou les
élus au gouvernement qui se réclameront de cette étiquette seront
seuls, sans groupe parlementaire, tout nus face au gouvernement, face
au parlement, face à l’administration, autrement dit, réduits à faire
de la figuration. Quitte à ne rien faire, on devrait leur donner les
Affaires étrangères.
Avec une UDC d’opposition présidée par Christoph Blocher, animé
d’une juste rage qui le rendra plus incisif encore, le climat politique
suisse va être porté à l’incandescence, et ce ne sont pas les partis
dits «de concordance» qui y pourront quelque chose, car ils se
boufferont le nez entre eux comme jamais !
Sur le long terme, et malgré le caractère cuisant de la gifle reçue,
l’UDC sera la grande gagnante de l’affront du 12 décembre, et elle y
gagnera de larges parts de l'électorat.
Conseil fédéral: Widmer-Schlumpf passe à la place de Blocher
édition du 12 décembre 2007
Mme Widmer-Schlumpf, qui est en route pour Berne, doit encore dire si
elle accepte l'élection. La conseillère d'Etat grisonne, 51 ans, a
remporté la mise face à Christoph Blocher au 2e tour, par 125 voix
contre 115 à l'UDC zurichois.
Président du PDC, Christophe Darbellay affirme avoir "reçu des
garanties" de la part de la Grisonne. L'UDC assure au contraire qu'elle
refusera une éventuelle élection à la place de Christoph Blocher. C'est
un jeu de poker menteur, a relevé à la RSR avant l'élection le
vice-président de l'UDC Yvan Perrin. Selon lui, il est de bonne guerre
que le PDC et la gauche fassent croire que la personne sur laquelle ils
se sont accordés accepte son élection.
Premier à ouvrir les feux, le socialiste zurichois, qui va entamer
son 4e mandat consécutif au sein du gouvernement, a obtenu 157
suffrages sur 178 valables. Quant au radical valaisan qui siège à
l'exécutif depuis 1998, 205 députés se sont prononcés en sa faveur.
L'UDC bernois a lui été plébiscité par 201 voix sur 219 valables, alors
que la socialiste genevoise a récolté 153 voix sur 180 valables.
Enfin, le radical appenzellois a été réélu triomphalement avec 213
suffrages sur 233 valables et la PDC argovienne, victime des
représailles de l'UDC, a obtenu 160 voix sur 191 valables.
Note YR : En Suisse aussi les partis du Système adorent la démocratie, surtout lorsque celle-ci leur est favorable !
10-12-07
Le «concept du mouton noir» fait des petits en Italie
Article de Eros N. Mellini, député UDC au Grand Conseil du canton du Tessin publié le 19 novembre 2007
Saviez-vous que le gouvernement italien était populiste, raciste et xénophobe? Eh bien oui; il l’est au même titre que l’UDC, qui s’est vu attribuée ces qualificatifs – à défaut de meilleurs arguments – par ses adversaires lors de la dernière campagne de votations fédérales, au sujet de ses affiches sur le thème du renvoi des étrangers criminels.
A Rome une femme a été agressée, violée et assassinée. C’est le dernier crime d’une longue série de délits perpétrés en Italie comme ailleurs en Europe. Et c’est le fait d’un Roumain (pardon, il semblerait que le crime ait été perpétré par un Roumain) qui a pu se promener en Europe sans problèmes en dépit de la peine de réclusion de trois ans à laquelle il avait été condamné chez lui en Transylvanie. Car les Etats de l’UE par leur adhésion aux Accords de Schengen se sont eux-mêmes privés des moyens de contrôles les plus importants. Cette égalité artificielle créée entre les cultures a aujourd’hui pour conséquence qu’un nouveau citoyen de l’UE peut sans autre se justifier en disant: ”Mais je n’ai fait que lui dérober son sac à main“. Ce qui signifie en d’autres termes: laissez-moi tranquille, je n’ai rien fait de répréhensible.
Mais l’Italie s’est enfin réveillée, un siècle et demi après Mameli. Il était temps. (Goffredo Mameli, 1827-1849, écrivain et patriote italien, auteur de l’hymne national italien "Fratelli d'Italia, l'Italia s'è desta...").
Maintenant qu’il n’y a pratiquement plus rien à sauver, le gouvernement Prodi – un gouvernement de gauche, qui, comme il se doit, est au dessus de tout soupçon lorsqu’il s’agit de gérer la question des étrangers – a dû prendre des mesures urgentes pour expulser les criminels d’Italie. Même les criminels originaires de l’UE s’il vous plaît. Mais pour l’amour de Dieu à quoi servent donc de telles expulsions, si les criminels expulsés d’un pays de l’UE ont tout le loisir d’aller s’installer dans un autre pays d’Europe sans avoir à aucun moment à produire un document d’identité, libre circulation oblige?
Et lorsque l’on parle d’Europe, il ne s’agit pas que de l’UE mais aussi de la Suisse. Car en signant les Accords bilatéraux elle a accepté Schengen et la libre circulation des personnes.
L’UDC veut expulser les étrangers criminels. C’est ce qui lui vaut d’être taxée par ces benêts de gauche de parti raciste et xénophobe. Ces mêmes gauchistes qui se gardent bien de commenter la décision de leur camarade Prodi. Probablement parce que le président du Conseil italien, aux idées pourtant si proches de celles de l’UDC, n’est pas un adversaire sur l’échiquier politique suisse. Pourtant, si nos partis de gauche étaient un tant soit peu cohérents ils se devraient de prendre position sur une affaire d’une telle importance.
Ils s’expriment à tort et à travers sur le régime en place à Cuba, pestent contre Le Pen, encensent Che Guevara pour le 40ème anniversaire de sa mort, mais n’ont pas le moindre mot à dire sur Prodi ? Pourquoi donc?
Probablement parce qu’il ne leur est pas facile d’applaudir les agissements du gouvernement de gauche italien tout en justifiant leurs attaques répétées contre l’UDC, qui depuis des années – et pas seulement durant les périodes électorales – ne fait rien d’autre que défendre en Suisse la position qui est aujourd’hui celle de Romano Prodi en Italie.
Lorsque nous affirmons, en nous appuyant sur les statistiques de l’Office fédéral de la police, que 85,5 pour cent des viols perpétrés en Suisse sont le fait de criminels étrangers, on nous traite de menteurs et on nous suspecte de manipuler les statistiques. Le maire de Rome et nouveau secrétaire général du ”Partito democratico“ (Dieu sait pourquoi seuls les partis de gauche s’affublent sans cesse de l’étiquette ”démocratique“) explique pour sa part que 75 pour cent des délits commis dans la ville éternelle sont le fait de Roumains. Personne ne s’en émeut. Allez savoir pourquoi.
Mais une chose est sûre: l’Italie s’est réveillée et entreprend, même s’il est tard, de redresser la barre. La Suisse a elle aussi l’occasion de se réveiller – non pas à temps, le réveil a sonné il y a belle lurette – mais du moins sans trop de retard. Il suffirait pour ce faire que l’initiative de l’UDC pour le renvoi des étrangers criminels soit mise ne œuvre sans tarder et sans objection des partis de gauche ou d’autres bien-pensants.
06-11-07
L'indépendance, la souveraineté, la neutralité...
Conférence de presse de l'UDC du 6 novembre 2007. Exposé de Dominique Baettig, conseiller national ( Jura )
La Suisse s’est construite au cours du temps, sur la base d’un pacte d’alliance et de solidarité qui reste un modèle de sagesse et d’équité, de résistance nationale, libérale et identitaire. Et aussi d’équilibre linguistique, politique, entre ville et campagne, confessionnel et social. De respect mutuel, de valeurs enracinées et identitaires que bien des citoyens européens nous envient. Mais eux n’ont plus de possibilité de se prononcer, de choisir, de se faire entendre, ou de sortir de l’UE.
La gouvernance d’experts, d’économistes, de bureaucrates ou de juristes internationaux cherche à imposer sa vision globale, mondialiste et considère la démocratie directe, l’exercice du politique (qui distingue ami et ennemi, bon ou mauvais pour la communauté…) comme un obstacle à la libre circulation des marchandises, des hommes. La nomadisation des forces de travail ou l’immigration à la recherche de bonnes prestations d’assistance, la disparition des cultures, la destruction du lien social, identitaire et enraciné, la perte de la conscience du lien direct à l’environnement en sont les risques majeurs. Un îlot de souveraineté comme notre pays, ou le peuple peut se prononcer sur le modèle de société qu’il préfère, décider souverainement qui il veut accueillir, naturaliser et à quelles conditions, décider du cadre de vie collectif, défendre ses intérêts directs subit donc une pression permanente.
Nous voulons rester maîtres chez nous, indépendants, autonomes, sauvegarder nos institutions politiques qui ont fait leur preuve, avoir un moyen de contrôle direct sur notre destin et notre environnement. La nouvelle religion du réchauffement climatique, ses croyances scientifiquement non fondées et les propositions masochiques et culpabilisantes pour les habitants de ce pays, représente une tentative d’imposer des solutions globales coûteuses à fort potentiel de déconstruction de l’humus économique suisse.
Il est donc évident que l’UDC, renforcée dans sa conviction et son expérience que la non adhésion à l’UE n’a, de toute évidence, pas amené la catastrophe prophétisée par ses adversaires, demande le retrait pur et simple de la demande d’adhésion qui n’impliquerait que perte de démocratie directe, menaces sur la neutralité, affaiblissement de l’économie, augmentation d’impôts, déficit en souveraineté.
Une des conséquences immédiates de la «bonne gouvernance» est qu’elle cherche à contourner les décisions populaires, parce qu’elles pourraient ne pas aller dans le sens de la mondialisation ou qu’elles seraient «discriminatoires». Avoir le droit de se tromper et d’en prendre le risque, ou défendre ses intérêts locaux reste une dimension humaine et fondamentale du politique de démocratie directe. Il est vital pour nous de protéger et de garder intactes des communautés enracinées, légitimes, à dimension humaine,de même que des entreprises responsables et promouvant la qualité suisse, où l’on puisse s’identifier à la communauté et se sentir chez soi. Contre le global, pensons local, authentique, osons êtres nous-mêmes.
La libre circulation des personnes avec l’UE suscite des espoirs, dans certains domaines précis, mais aussi des inquiétudes dans le monde du travail qui craint pertes d’emploi, délocalisations, substitution de population dans les régions périphériques. Nous demandons, à une instance neutre et objective (car il risque de n’être pas politiquement correct d’oser relever des inconvénients ou des nuances) d’en analyser avec sérieux, objectivité et liberté, les conséquences sur les salaires, la qualité de la formation, la sécurité, les œuvres sociales, l’AI, la CNA, à court et à long terme. Le peuple suisse doit connaître exactement et sans fard les avantages, les inconvénients, les conséquences, les risques et les coûts d’une telle expérience, en toute objectivité.
La souveraineté alimentaire, l’entretien du paysage, en plus du rôle d’entrepreneur qui offre des produits du terroir de qualité aux consommateurs, telles sont les tâches de la paysannerie suisse. L’UDC, qui souhaite poursuivre la voie bilatérale, rejette un accord de libre échange dans le domaine agricole qui conduirait à une perte de revenu massive (1,5 milliards) et conduirait à l’abandon de la souveraineté alimentaire.
La concurrence fiscale internationale et intercantonale est positive parce qu’elle garantit une imposition modérée. Pas d’harmonisation imposée par l’UE et maintien du secret bancaire.
La neutralité permanente, armée et intégrale garantit notre identité, notre souveraineté et notre sécurité. Il n’est pas question de s’engager dans des opérations de sécurité à l’étranger, armées ou non, au service exclusif des intérêts mondialistes des Etats-Unis ou de leurs alliés (en Afghanistan, au Kosovo ou ailleurs). Notre neutralité doit rester intégrale et non pas partiale ou activement mobilisée par des puissances ou des intérêts étrangers. Pas de rapprochement avec l’OTAN et à la PESD. Nous ne voulons pas de siège au Conseil de sécurité de l’ONU dont la crédibilité et l’efficience est douteuse.
L’UDC s’engage prioritairement, pour la législature 2007-2011 à promouvoir une Suisse indépendante, neutre et souveraine, dans laquelle les droits populaires ne seront pas minés, neutralisés ou détournés par le droit international public
05-11-07
Suisse-France : un match déjà perdu
Article de François Garçon, historien franco-suisse maître de conférence à l'Université Paris-1 publié le 18 mai 2007
La Suisse fait régulièrement la une des journaux français. A l'initiative d'un député socialiste en verve, la Suisse est dénoncée comme le refuge d'expatriés français, traitres au fisc de leur pays, variété contemporaine des contre-révolutionnaires exilés à Coblenz en 1793.
Ainsi la Suisse serait-elle un pays où rien ne pousse, hormis les banques, dont les pratiques secrètes dissimuleraient des actions louches, forcément illégales, qui mineraient l'action sociale des Etats voisins. Y auraient trouvé refuge de riches contribuables français, mauvais citoyens, refusant de participer avec leurs impôts à l'effort de distribution qu'implique le combat contre la pauvreté et vers plus d'équité. A quelques nuances près, le porte-parole de l'un des plus importants partis démocratiques français a ainsi rangé la Suisse parmi les Etats voyous. Certes, il n'est pas question d'interventions militaires, mais le ton est donné. A lire les commentateurs français, en Suisse même, une large partie de la population ne serait pas fâchée qu'un terme soit mis à ces pratiques fiscales iniques et congratule la France pour ses positions courageuses.
Tout celà n'est-il pas un peu exagéré ? Ou, pour être plus précis, ces philippiques contre la Suisse ne sont-elles pas la preuve d'une ignorance complète de ce qu'est ce pays d'un peu plus de 7 millions d'habitants et, corollairement, l'expression d'un aveuglement de beaucoup de Français sur les causes du marasme de leur pays ?
Non, la Suisse n'est pas le pays des banques douteuses ou du ski pour gros contribuables français en exil. La Suisse est d'abord une puissance industrielle. Dans son PIB, le commerce extérieur est le premier contributeur avec, pour principaux clients, dans l'ordre, l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Italie. Elle affiche une balance commerciale régulièrement excédentaire grâce à sa chimie, ses machines, son électronique. En 2002, la valeur de ses exportations par habitant en dollars était de 11.649, contre 5.211 pour la France. Détail significatif : son taux de chômage (3,3 %) est trois fois moindre qu'en France. En pourcentage de la population active, la Suisse compte plus d'actifs occupés dans l'industrie (23,9 %) que la France (21,7 %). De même qu'est supérieur le taux d'activité des femmes (59,4 %, contre 49,9 %). Le pourcentage de femmes travaillant à temps partiel en Suisse est aussi très nettement supérieur à la France (56,5 %, contre 29,9 %).
En novembre 2005, les banlieues françaises ont pris feu. Le monde entier a pu constater l'efficacité de la politique d'intégration pratiquée par les gouvernements de gauche et de droite ces dernières quarante années : ghettos à l'abandon, barres d'immeubles lépreux, zones de non-droit, etc. A celà, la Suisse a échappé. Et pourtant la part des étrangers en Suisse s'élève à 20,4 % de la population. Petite précision : parmi les immigrés en Suisse, on ne compte pas que Johnny Hallyday et Alain Delon. Les Français représentent moins de 5 % de cette population étrangère installée en Suisse. Les principales communautés sont notamment issues de Serbie et du Monténégro. La Suisse n'ayant jamais connu les dizaines de milliers de véhicules rituellement calcinés chaque année, il faut sans doute croire que la politique d'immigration est là mieux gérée que chez son voisin français. Quant au modèle économique suisse, chaque jour, comme le font les Mexicains pauvres qui vont chercher un emploi aux Etats-Unis, 90.000 frontaliers français franchissent les frontières de la Confédération helvétique pour venir travailler au pays des banques et du gruyère. Sans doute ces Français ignorent-ils les charmes du « modèle économique et social français que le monde entier lui envie ».
A monsieur Montebourg et à ceux qui, confortablement calés dans leur arrogante ignorance, on rappellera quelques autres données très simples. Dépourvue de richesses naturelles et n'ayant jamais été une puissance coloniale, la Suisse n'a jamais compté que sur ses propres forces et l'intelligence de ses citoyens. De toute évidence, la Confédération helvétique est mieux gérée que la France, quelle qu'ait pu être ici la couleur politique de son président. Non seulement les autorités fédérales et cantonales s'abstiennent (pour la plupart) de creuser le déficit public comme le fait le père Noël public français, qu'il soit de droite ou de gauche, mais le peuple souverain exerce en permanence sur les élus un droit de recours par le biais du référendum d'initiative populaire. La responsabilité individuelle est la clef de voûte de tout le système. Adepte de l'Etat modeste (la Confédération, malgré un taux moyen de TVA à 7 %, a dégagé un excédent de recettes d'environ 3 milliards d'euros en 2006, à comparer au déficit public français de 36 milliards d'euros), le citoyen suisse, que le Français si brillant mais déchu trouvera éventuellement terne, est politiquement adulte, sa parole n'étant pas confisquée par des bateleurs professionnels qui amusent la galerie chez Ardisson. Ainsi, lorsque ,s'inspirant de leurs collègues français, les socialistes suisses ont tenté d'importer la recette de la réduction de la durée hebdomadaire légale du travail avec maintien du salaire, les électeurs suisses, dans l'isoloir, ont-ils majoritairement rejeté l'initiative marquée au sceau de la plus grossière démagogie et de l'ignorance de ce qu'est l'économie, comme il était facile de s'en rendre compte.
La stigmatisation d'un bouc émissaire est toujours de mauvais augure. Quand la Suisse est montrée du doigt, c'est que le diagnostic sur les faiblesses de la société française est erroné. C'est que les changements promis vont dans le mauvais sens et, dans cette perspective, les Français ont du souci à se faire. Car, entre la Suisse et la France, le match est trop inégal. La France a déjà perdu la partie. La Suisse ne changera pas. Elle n'adoptera pas les droits sociaux français ni son Code des impôts, ni non plus la Grande-Bretagne, ni l'Allemagne, ni demain la Chine pour complaire aux attentes des militants du Parti socialiste français biberonnés aux tartarinades. Que la France puisse imaginer forcer les autres pays à s'adapter, à imiter son modèle illustre le niveau de névrose narcissique dont sont atteintes certaines de ses fameuses élites que le monde entier envierait. Elles font surtout rire ceux qui daignent encore s'intéresser à la France. La France doit s'adapter. Le meilleur viatique pour ces élites jamais à court d'effets de manches, serait de voyager un peu. Et que sans vergogne, leurs voyages terminés, elles importent en France des recettes qui marchent à l'étranger plutôt que de s'évertuer, par arrogance puérile, à réinventer l'eau tiède. Enfin, on peut rêver.
06-10-07
UDC et anti-UDC à Berne: débordements
http://www.tsr.ch édition du 6 octobre 2007
Le défilé de l'UDC a vite tourné court, bloqué par des barricades
d'opposants. Policiers et autonomes de gauche se sont affrontés en
vieille ville. La police municipale de Berne a indiqué que 42 personnes
ont été interpellées au cours de la journée. Dix-sept policiers et
trois manifestants ont été blessés.
Le rendez-vous de l'UDC était sous haute tension après l'annonce d'une contre-manifestation par un comité issu en majorité de la gauche alternative.
Emmenés par la mascotte de l'UDC, le bouc Zottel,
entre 7000 et 10'000 membres et sympathisants du parti se sont
rassemblés en milieu de journée vers la Fosse aux Ours avec force
drapeaux rouges à croix blanche. Ils comptaient rallier la Place
fédérale
en passant par la vieille ville.
Repli à la Fosse aux Ours
Dans le même temps, une centaine d'opposants s'est placée sur le passage du cortège, à l'entrée de la vieille ville, érigeant des barricades pour l'empêcher de passer. Peu avant 14h, la police anti-émeute a donné l'assaut, soutenue par les "Hopp Schwiiz" des partisans de l'UDC.
Les opposants ont tenté de répliquer avec des jets de bouteilles. Après avoir envisagé de changer d'itinéraire et de longer l'Aar pour gagner la Place fédérale, la manifestation a finalement choisi de regagner la Fosse aux Ours, près de laquelle se sont finalement tenus les discours du président du parti Ueli Maurer et du conseiller fédéral Christoph Blocher.
"Inquiétant", dit U.Maurer
Certains milieux ont tenté par tous les moyens d'empêcher le plus grand parti de Suisse de manifester pacifiquement, a déclaré Ueli Maurer devant ses partisans. "C'est inquiétant", a-t-il ajouté, appelant à faire payer la facture en votant UDC le 21 octobre. "Ce jour restera dans l'histoire", a pour sa part déclaré Christoph Blocher. Des vandales ont empêché le premier parti de Suisse de se réunir sur la Place fédérale, a-t-il tonné à la tribune.
Attendu sur la Place fédérale, le conseiller fédéral Samuel Schmid n'a pu rejoindre la manifestation, devant laquelle il devait s'exprimer. Louant l'engagement de la police, le Bernois a condamné ces violences, qui ne correspondent pas à sa conception démocratique de la Suisse, a-t-il dit.
Dégâts à la Place fédérale
Dans l'après-midi, une confrontation entre une centaine militants de droite et des manifestants de la mouvance autonome de gauche a été évitée. Le service d'ordre de l'UDC et des conseillers nationaux du parti ont réussi à empêcher des jeunes issus de leurs rangs de marcher vers le centre.
Dans toute la vieille ville, des échauffourées ont opposé la police aux manifestants de la mouvance autonome de gauche jusque tard dans l'après-midi. Sur la Place fédérale, tous les stands UDC ont été détruits et des voitures ont été endommagées. Les dégâts sont importants.
La contre-manifestation organisée sans autorisation sur la place de la cathédrale à Berne contre le rassemblement électoral de l'UDC s'est en revanche déroulée dans le calme. Près de 3000 personnes se sont réunies pour protester contre le racisme et la campagne électorale xénophobe de l'UDC, sous étroite surveillance policière.
Note YR : En Suisse comme en France les " démocrates " de la gauche, alternative dit-on en Suisse, se font surtout remarqué par leur propension à ne pas accepter que la démocratie puisse s'exprimer. Ils ont gardé de leur gène historique d'avec le régime soviétique que son aspect totalitaire. La Suisse comme la France, comme d'ailleurs l'ensemble des pays du " vieux continent " est en proie à un bouleversement tel, qu'enfin, le peuple se réveille : ce qui ne plait évidemment pas aux militants boutonneux qui n'ont que les mots " fachos " et " droits de l'homme " à la bouche.







